Dans l’univers des travaux, il y a des choix qui réveillent les débats. Le choix du Placo, c’est un peu comme choisir entre trois types d’amis : le discret, le résistant, et le bon vieux fiable qui traîne partout. Le Placo phonique, le Placo hydrofuge, ou le Placo standard. Trois profils. Trois promesses. Une seule maison à rénover. Qui sort vainqueur ? Spoiler : ça dépend. Mais on vous raconte tout, sans chichis.
Le Placo standard : le bon pote sans histoires
Celui-là, on le connaît. Il est là depuis toujours. Pas de super-pouvoirs, mais il fait le job. Parfait pour les murs des pièces sèches, comme le salon ou les chambres. Léger, facile à poser, économique. Le genre de type discret qui ne fait pas de vagues. Mais bon… pas un champion de la résistance, ni de l’isolation. Dès qu’il pleut un peu trop dans l’air ou qu’on veut du silence, il s’efface.
Et c’est là que les deux autres débarquent.
Le Placo hydro : le guerrier de l’humidité
Lui, c’est le costaud. Le baroudeur des pièces d’eau. Sa couleur ? Vert. Comme pour dire “la nature, je la gère”. Salle de bain, cuisine, buanderie ? Il fonce. Grâce à son traitement hydrofuge, il repousse l’humidité comme un canard sous la pluie. Un vrai rempart contre les moisissures.
Mais attention, ce n’est pas un super-héros. Il n’est pas éternel. Si la ventilation est pourrie, même lui va finir par souffrir. Et côté prix ? Un peu plus cher que le standard, forcément. Mais franchement, vaut mieux ça que des murs moisis après six mois.
Le Placo phonique : le ninja du silence
Bleu. Sobre, classe, il ne dit rien. Justement : il fait taire les autres. Le Placo phonique, c’est l’arme anti-voisins bruyants, anti-enfants surexcités, anti-TV trop forte. Il réduit le bruit de 50% par rapport au Placo classique. Et ça, ça se sent. Une cloison entre une chambre et le salon ? Il sauve des soirées. Des couples. Et parfois même des nerfs.
Mais il est plus dense. Plus lourd. Plus coûteux aussi. Et à poser, il demande un peu plus de bras. Pas insurmontable, mais à savoir. Parce que quand on décide de refaire tout un étage, le budget file vite.
Alors, qui gagne ?
Ça dépend de la pièce. Et de votre niveau de tolérance aux bruits de chasse d’eau ou à la vapeur de douche. On pourrait dire que le Placo standard gagne en budget, l’hydro en robustesse, et le phonique en confort. C’est un trio. Un peu comme les mousquetaires. Aucun ne fait tout, mais ensemble ? Ils sont imbattables.
Le mix malin : adapter selon les zones
Petit conseil glané chez un artisan (le genre qui boit son café dans un gobelet taché de plâtre et qui a toujours une vanne à sortir) : il ne faut pas choisir un seul type de Placo pour toute la maison. C’est comme mettre le même pull en laine partout, même dans le hammam. Inutile, voire risqué.
- Dans les pièces humides ? Placo hydro direct, sans hésitation.
- Dans les chambres ? Le phonique change la vie. Vraiment.
- Dans les zones neutres ? Le standard suffit amplement.
Et pour les puristes, il existe même des combos : phonique + hydro, pour les salles de bain d’hôtel ou les studios d’enregistrement haut de gamme. Là, c’est du grand luxe.
Les petits détails qui font la différence
Une astuce souvent oubliée : l’épaisseur de la cloison. Même avec un bon Placo, si l’ossature est fine, ça ne tient pas. Le son passe. L’eau s’infiltre. Bref, le placo fait ce qu’il peut, mais il n’est pas magicien. Pensez aussi aux joints, aux bandes, à l’isolation autour. Le Placo, c’est la surface. Le vrai confort, il est dans la finition.
Et puis il y a la pose. Un placo mal vissé, c’est comme un rideau de douche mal accroché : ça ne sert à rien. Prenez votre temps. Ou un pro. Mais un bon. Pas le cousin du voisin qui « bricole un peu le week-end ».
Placo phonique, hydro ou standard, finalement, ce n’est pas une bataille à mort. C’est une stratégie. Comme dans un bon vieux jeu de plateau. On observe, on anticipe, on choisit les bonnes cartes. Et surtout, on ne se précipite pas. Parce que rénover, ce n’est pas juste poser des plaques. C’est créer du confort. Du vrai. Celui qui dure, qui protège, et qui fait du bien au quotidien. Même quand il pleut. Même quand les enfants crient. Même quand le monde est un peu trop bruyant.
🪶 Signé Rose Lama, rédactrice pour La Cavalcade. Formée à l’architecture et spécialisée dans les sujets liés à l’habitat, elle écrit depuis les chantiers, les ateliers, les maisons habitées. Chaque article naît d’un regard posé sur le réel — celui de l’Atelier Clarté, entre Paris et Houdan. En savoir plus sur Rose Lama.
