C’est pas juste un trou. C’est un souffle.
Une niche murale, ça a quelque chose d’élégant. Ça dit “je prends l’espace, mais je ne l’encombre pas”. C’est une respiration dans un mur plat. Une petite scène pour vos objets préférés. Un coin discret qui attire l’œil. Bref, ce n’est pas juste du rangement. C’est du style, tout simplement.
Et vous savez quoi ? On peut la fabriquer soi-même, avec du placo, quelques outils, et un peu d’huile de coude. Sans passer par un artisan à 90 € de l’heure. Sans transformer son salon en chantier naval. Juste du bon sens, du calme, et un plan béton.
Pourquoi choisir le placo ? Parce que c’est magique (et modulable à l’infini)
On sous-estime trop le placo. On pense “cloison basique”, mais en vrai, c’est une pépite. Léger, facile à découper, simple à poser… Il se laisse apprivoiser. Il vous laisse créer vos formes, vos volumes, vos idées un peu folles à 23h un mardi soir.
Avec du placo, on ne construit pas juste un mur. On joue avec l’espace. On creuse dedans. On dessine. On agence. On donne une autre vie à la pièce. Et souvent, il suffit d’un creux. Un seul. Et tout change.
Étape 1 : Repérer, réfléchir, respirer
Avant de tout découper, il faut sentir l’endroit. Regarder le mur. Observer la lumière. Imaginer ce que cette niche va contenir. Des livres ? Des plantes ? Un vide-poches d’entrée ? Un shampoing dans la douche ?
Et surtout… vérifier ce qu’il y a derrière le mur. On évite de scier dans un câble, hein. Un petit détecteur de matériaux peut sauver la journée. Sinon, taper doucement. Si ça sonne creux, c’est probablement bon.
On trace ensuite les contours au crayon. Bien droits. Pas à main levée comme un Picasso du dimanche.
Étape 2 : Découper le mur (sans paniquer)
Ça y est, on sort le cutter. Ou la scie à placo. On suit les traits. Lentement. C’est pas une course. La poussière vole, le cœur bat un peu plus fort. Normal. C’est le mur. Mais quand on voit le rectangle se détacher… ce petit frisson, là ? Il est délicieux.
Si c’est une cloison creuse : bingo. On peut créer la niche dans l’espace vide. Sinon, il faudra créer une petite ossature métallique (rails et montants) entre les plaques.
Étape 3 : Monter la structure, façon boîte intégrée
Une niche, c’est une boîte. Rien de plus. Mais une boîte bien pensée. Avec des angles nets. Des bords propres. On découpe des bandes de placo pour les côtés, le fond, le haut, le bas. On fixe avec des vis ou colle spéciale placo. On joint tout ça avec de la bande à joint, on enduit, on laisse sécher. Et là… la magie opère. Le creux devient élégant.
Pensez à l’intérieur. Un fond peint dans une couleur qui contraste ? Un petit miroir ? Du bois recyclé ? Faites-vous plaisir. C’est votre scène.
Étape 4 : On ponce, on peaufine, on admire
Cette étape fait râler. Toujours. Mais c’est elle qui donne le fini. On ponce doucement, on adoucit les angles. On respire un peu de poussière (masque conseillé !). Puis on peint. Ou pas. Certains laissent le placo brut, pour un look très minimaliste. D’autres mettent une baguette tout autour pour l’effet cadre. Tout dépend du style.
Astuces en vrac, mais qui changent tout
- Mettez des LED discrètes au fond, collées au double-face
- Ajoutez une plaque de carrelage au fond pour les pièces d’eau
- Variez les profondeurs si vous en créez plusieurs
- Pensez à la hauteur de vue (trop bas ou trop haut, c’est dommage)
Ce qu’il vous faut (ni plus, ni moins)
- Cutter / scie à main
- Plaques de placo (ou chutes récupérées)
- Rails + montants (si cloison pleine)
- Bande à joint + enduit + spatule
- Papier à poncer / cale
- Vis placo ou colle spéciale
- Peinture ou déco pour l’intérieur
- Un niveau à bulle (indispensable)
Et après ? On y glisse un objet qui compte
Un livre fétiche. Une photo de vacances. Une plante tombante. Un coquillage. N’importe quoi, du moment que c’est vous. Parce que cette niche murale en placo, ce n’est pas juste du bricolage. C’est un petit geste d’intimité dans un monde qui va trop vite.
Et franchement ? Rien que pour ça, ça valait le coup de découper ce mur.
La niche dans la salle de bain ? Un vrai bijou.
Vous en avez marre du porte-savon qui rouille ? Du gel douche qui traîne sur le rebord de la baignoire ? La niche murale en placo dans une douche, c’est le meilleur allié des petits espaces. Et c’est canon, en plus. Un petit rectangle bien aligné, carrelé ou peint, où chaque flacon a sa place. C’est comme si même le shampoing avait décidé de se tenir droit.
Un conseil ? Préférez une hauteur entre 90 et 120 cm pour un accès confortable, et pensez à l’étanchéité. On plaque un fond en hydrofuge, on joint au millimètre, et terminé. Chic et pratique.
En cuisine, elle fait de l’effet sans en faire trop
Qui a dit qu’une cuisine devait être chargée ? Une niche murale placo au-dessus du plan de travail, c’est le petit coin déco qui change tout. On y aligne des pots à épices, une petite plante verte, un cadre avec une recette de grand-mère… Et voilà. La cuisine respire. Elle vit. Elle raconte une histoire.
Envie d’aller plus loin ? Faites plusieurs niches. De tailles différentes. Comme une étagère creusée dans le mur. Minimaliste, mais avec de la personnalité. Pas besoin d’en faire des tonnes, le mur parle pour vous.
Et dans une chambre d’enfant ? C’est le terrain de jeu parfait
Les chambres d’enfants sont souvent petites, remplies de trucs, de jouets, de bouquins. Les meubles encombrent. Les coins s’oublient. Une niche murale placo, c’est un repère rassurant. Un coin où poser son doudou préféré, sa veilleuse ou ses petits trésors ramassés dans le jardin.
L’astuce ? Une forme rigolote ! Arrondie, en nuage, ou même plusieurs petites niches alignées comme un train. Peintes dans des couleurs douces. Ça fait rêver, ça structure la pièce, et surtout… ça les rend fiers. “Regarde maman, c’est MA niche”.
L’option qui fait mouche : la multi-niche design
Envie d’un effet déco plus graphique ? Pourquoi ne pas créer plusieurs niches dans une même cloison, avec des tailles variées, comme une composition murale en 3D. Deux grandes, une moyenne, trois petites. Alignées ou décalées. Ça attire l’œil, ça donne du rythme, et ça permet de créer une déco ultra personnelle.
Dans un salon, ça remplace une étagère. Dans un couloir, c’est une mini expo permanente. Et dans une montée d’escalier ? C’est juste bluffant. La bonne idée, c’est de mixer les fonctions : une pour une plante, une autre pour les clés, une troisième pour une sculpture ou une bougie.
🪶 Signé Rose Lama, rédactrice pour La Cavalcade. Formée à l’architecture et spécialisée dans les sujets liés à l’habitat, elle écrit depuis les chantiers, les ateliers, les maisons habitées. Chaque article naît d’un regard posé sur le réel — celui de l’Atelier Clarté, entre Paris et Houdan. En savoir plus sur Rose Lama.

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