BA13 : pas un robot, ni un avion… juste du placo
Ce nom, BA13, sonne presque comme un code militaire. Un peu mystérieux, un peu brut. Et pourtant, il s’agit simplement… d’une plaque de plâtre. Oui, oui. Ce bon vieux placo qu’on fixe sur des rails pour faire une cloison ou un faux plafond. Rien de plus, mais surtout rien de moins.
Pourquoi “BA13” ? C’est un code technique. Le genre de truc inventé par des ingénieurs en blouse blanche.
- B pour bord.
- A pour amincis (les bords sont plus fins sur les côtés pour faciliter l’enduit).
- 13 pour… la épaisseur de la plaque. 13 millimètres. Pas plus. Pas moins.
Et hop. BA13.
Mais ce petit code a changé la face des intérieurs français. Plus vite qu’un tour de clef à choc.

Le BA13, ce roi des murs modernes
Avant ? On montait des murs en briques. Lents, lourds, poussiéreux. Ça tenait mille ans, oui, mais il fallait mille jours pour les faire.
Avec le BA13, tout change. C’est léger. C’est rapide. C’est presque un origami du bâtiment.
Un rail. Une visseuse. Une plaque. Et en quelques heures, on redessine un espace. On crée une chambre, on cache des câbles, on isole du bruit. C’est la baguette magique du cloisonnement moderne.
Et entre nous, qui n’a jamais entendu quelqu’un dire : “On mettra juste une cloison en BA13 là, ça ira vite” ? Spoiler : c’est souvent un peu plus galère que prévu.
Oui mais… est-ce que c’est solide ce truc ?
Bonne question. Parce que bon, du plâtre, ça ne sonne pas très costaud à première vue. On pense à une craie, pas à un mur. Et pourtant…
Le BA13 résiste plutôt bien. Surtout s’il est bien monté. Bien vissé. Bien fixé. Et surtout pas bourré de trous de chevilles mal posées.
Mais attention, c’est pas non plus du béton armé. Si vous essayez d’y accrocher un punching-ball ou une bibliothèque en chêne massif, ça va vite tourner au sketch.
Heureusement, il existe des plaques renforcées, plus épaisses, plus techniques : hydrofuges (pour les pièces humides), ignifugées (résistantes au feu), acoustiques (pour ne plus entendre votre voisin hurler sur sa console). Bref, y a du choix.
Un incontournable de la rénovation (et du cache-misère)
Faites le test. Demandez autour de vous : “Vous avez du BA13 chez vous ?” La réponse sera sûrement oui. Sauf si la personne vit dans une grotte. Et encore, même là…
On en trouve partout. Derrière les jolis murs blancs. Dans les faux plafonds. Autour des gaines électriques. Sous la peinture, sous le papier peint, sous les rêves de déco Pinterest.
C’est discret. Invisible. Mais essentiel. Un peu comme ces amis qu’on oublie de remercier, et sans qui pourtant tout s’écroulerait.
BA13, mais pas que… la petite famille du placo
Et le BA13 n’est pas fils unique. Non non.
Il a des cousins : le BA10, plus fin, plus fragile. Le BA15, plus costaud. Et même des plaques double peau (pour les pros du costaud).
Mais dans 90% des cas ? C’est le BA13 qui mène la danse.
Pourquoi ? Parce qu’il coûte pas trop cher. Parce qu’il est polyvalent. Et surtout, parce qu’il fait le job, sans chichis.
Alors, le BA13, ami ou traquenard ?
Les deux, parfois.
C’est génial pour faire vite. Pour créer. Pour réinventer un lieu.
Mais attention aux illusions : ce n’est pas un mur en béton. C’est un mur d’idées rapides, de solutions simples. Un mur qu’on caresse du bout des doigts, parce qu’on sait qu’il ne faut pas cogner trop fort.
Et peut-être que c’est ça, finalement, sa beauté. Un truc éphémère, transformable. Qui s’adapte. Qui suit nos vies mouvantes. Nos déménagements. Nos besoins. Nos envies.
Parce que derrière chaque plaque de BA13, il y a un projet. Une nouvelle pièce. Un début. Un changement.
Et ça, c’est pas rien.
Faut-il forcément poser du BA13 avec des rails métalliques ?
Pas forcément. On peut aussi utiliser une ossature en bois, surtout dans les maisons anciennes ou quand on veut une ambiance plus douce. Le bois a ce petit côté vivant, chaleureux. Mais il bouge plus que le métal. Donc faut savoir l’apprivoiser.
Peut-on coller le BA13 directement sur un mur ?
Oui, avec du MAP (mortier adhésif), ça marche. Super pour doubler un mur sans se lancer dans des rails. Mais attention, le mur doit être sain. Sinon le BA13 vous claque dans les doigts, comme une promesse mal tenue.
Est-ce qu’on peut isoler avec du BA13 seul ?
Non. Le BA13, c’est juste une peau fine. Pour isoler, il faut une couche en dessous : laine de verre, laine de roche, ou équivalent. Sinon, ça coupe la lumière mais pas le froid ni les bruits de chasse d’eau.
Existe-t-il des alternatives au BA13 ?
Oh oui. Il y a le fermacell (plus dense, plus solide), le panneau OSB, ou même des plaques en matériaux biosourcés. Certains reviennent à la terre crue, aux cloisons mobiles, ou au bois massif. Mais ça coûte plus cher. Et c’est souvent plus technique à poser.
Peut-on visser dans du BA13 ?
Oui, mais pas à l’arrache. Il faut des chevilles spéciales : Molly, à expansion ou auto-foreuses. Sans ça, le BA13 s’arrache comme un paquet cadeau mal scotché. Et tout ce qu’il portait tombe avec fracas. Testé. Pas recommandé.
Est-ce que ça se coupe facilement ?
Oui, c’est même l’un de ses charmes. On trace au cutter, on claque, et hop. Mais dès qu’on sort la scie sauteuse ? Gare à la poussière. Ça vole, ça pique les yeux, et ça s’infiltre dans tout ce qu’on aime. Prévoir lunettes, masque et beaucoup d’aération.
Ça résiste bien à l’humidité ?
Le BA13 classique, non. Il se tord comme une biscotte mouillée. Mais il existe du BA13 hydrofuge, reconnaissable à sa couleur verte. Celui-là résiste mieux, mais pas éternellement. Dans une salle de bain, on renforce toujours avec une étanchéité sérieuse.
Peut-on repeindre un mur en BA13 brut ?
Non, jamais directement. Il faut d’abord enduire les joints, puis poncer, puis poser une sous-couche. Sinon la peinture boit tout, devient mate, moche, et irrégulière. Le BA13, c’est un mur qui veut des préliminaires. Sinon, il boude.
C’est recyclable ce truc-là ?
En théorie, oui. Le plâtre et le carton sont recyclables séparément. En pratique ? Peu de filières les récupèrent correctement. Mais ça évolue ! Certains fabricants lancent des gammes plus vertes. À suivre de près si on veut bricoler sans polluer.
Peut-on poser du carrelage dessus ?
Oui, mais faut bien préparer le terrain. On applique une sous-couche d’accroche, on choisit une colle adaptée, et on évite de charger trop lourd. Sinon, le carrelage glisse. Et c’est le mur entier qui se prend pour une patinoire.
Pourquoi dit-on que le BA13 est « rapide » ?
Parce qu’il l’est ! Une cloison de 10 m² ? Bouclée en une journée, avec un peu d’huile de coude et une bonne visseuse. C’est un peu le fast-food de la cloison : pas très romantique, mais rudement efficace quand on a faim de changement.
Souhaitez-vous que je vous crée une checklist “à faire / à éviter” pour ceux qui se lancent dans la pose de BA13 ?

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