Peindre sur du placo brut : bonne ou mauvaise idée ?
À première vue, ça paraît simple…
Le mur est là. Tout lisse. Tout neuf. Un placo encore vierge, sans la moindre goutte de couleur. On se dit : allez hop, rouleau, peinture, et c’est parti.
Mais en vrai ? C’est un peu comme maquiller une peau nue, sans crème ni base. Ça ne tient pas. Ça ne glisse pas. Et surtout, ça finit souvent… moche.
Alors, peut-on peindre directement sur du placo brut ? Techniquement oui. Est-ce que c’est une bonne idée ? Pas vraiment. Et on vous explique pourquoi.
Le placo, ce faux ami tout gentil
Il a l’air doux. Presque soyeux. Mais le placo brut, c’est un matériau sec, poreux, fragile. Un vrai buvard. Dès que la peinture le touche, il la boit. Goulûment. Sans prévenir.
Résultat ? Des taches irrégulières. Une finition bancale. Et une vraie galère à rattraper après coup. Peindre directement, c’est un peu comme poser du vernis sur une éponge. Ça part dans tous les sens.
Sous-couche ou rien : le secret est là
Alors non, pas besoin de 10 produits miracles. Pas de sortilège. Juste une sous-couche adaptée. C’est elle le vrai héros discret du chantier. Un peu comme l’amorce dans un bon roman : sans elle, rien ne tient.
Cette sous-couche (aussi appelée impression) va bloquer la porosité, unifier la surface, et permettre à la peinture de faire son job : sublimer, pas galérer.
Et franchement, on le voit à l’œil nu. Une surface bien préparée, c’est comme une page qu’on a lissée à la main. Elle respire la propreté. Elle appelle la couleur.
Une étape qu’on veut souvent zapper… et qu’on regrette toujours
Pourquoi on saute cette étape ? Par flemme. Par économie. Ou parce qu’on ne le sait tout simplement pas. Et ça, c’est typique. Le placo a ce côté trompe-l’œil. Il donne l’impression qu’il est prêt. Mais il ne l’est pas.
C’est un peu comme ces gens qui sourient beaucoup… mais qui cachent une tempête derrière. Il faut creuser un peu. Préparer le terrain. Toujours.
Quelle sous-couche choisir pour du placo brut ?
Pas de panique, pas besoin de bac +12 en peinture. Voici les deux options qui marchent vraiment :
- Une sous-couche spéciale plaques de plâtre. Elle est conçue pour ça. Point barre.
- Une sous-couche acrylique universelle, si vous n’avez que ça sous la main. Elle fera l’affaire, même si elle n’est pas parfaite.
Le tout, c’est de ne jamais peindre directement avec votre jolie peinture de finition. Sinon, vous jetez votre argent… et votre patience.
Les signes qu’on a zappé l’étape (et que le mur pleure)
C’est souvent au deuxième coup de pinceau qu’on comprend qu’on a fait une bêtise. Voici les petites alertes :
- la peinture pénètre trop vite,
- les teintes changent entre deux zones,
- le mur semble rugueux,
- des traces apparaissent en séchant,
- ou carrément, ça cloque, ça bulle, ça râle.
Oui, le mur râle. Parce qu’on l’a mal préparé.
Le vrai rituel : comment bien faire ?
Un petit pas pour le mur, un grand pas pour la sérénité :
- Dépoussiérer le placo (il garde tout en mémoire).
- Appliquer la sous-couche, en une couche fine mais bien répartie.
- Laisser sécher. Vraiment. Ne soyez pas pressé.
- Poncer très légèrement, si nécessaire.
- Et là seulement… peindre.
On peut mettre un fond sonore, une tasse de thé à côté. C’est presque méditatif. C’est un moment où l’on prépare l’espace pour ce qu’il va devenir.
Mais alors, pourquoi tant de gens peignent sans sous-couche ?
Parce qu’on veut aller vite. Parce qu’on se dit « ça ira ». Parce qu’on croit que les peintures modernes font tout. Et parce qu’on ne voit pas le problème… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
C’est un peu comme les recettes de cuisine sans sel ni amour. Sur le moment, on pense que ça passe. Mais à la première bouchée… c’est fade.
Bonus : combien ça coûte vraiment de bien faire ?
Une sous-couche pour placo, c’est autour de 20 à 30 euros le pot. Pour une pièce moyenne, comptez un pot, pas plus. Et côté temps ? Une heure ou deux à tout casser.
En échange ? Une peinture qui tient. Une couleur qui brille. Et un mur qui dit merci.
À retenir (vraiment)
Peindre directement sur du placo brut, c’est un peu comme oublier la base d’un gâteau. Le glaçage peut être joli, mais le cœur s’effondre.
Alors on prépare. On prend le temps. Et on savoure le résultat. Parce qu’un mur bien peint, ça change tout. Ça calme. Ça éclaire. Ça raconte quelque chose.
Et ça, ça n’a pas de prix.
✅ La checklist rapide : peindre un mur en placo sans regrets
À faire avant de peindre :
- ☐ Toucher le mur (il doit être sec et propre)
- ☐ Le dépoussiérer à fond (pas juste un coup d’éponge)
- ☐ Appliquer une sous-couche spéciale placo (ou acrylique universelle)
- ☐ Laisser sécher au moins 6h (plus si humidité)
- ☐ Poncer doucement (si la surface est un peu rêche)
- ☐ Préparer votre peinture de finition (et pas n’importe laquelle)
À ne surtout pas faire :
- ❌ Peindre direct, sans préparation (même si « ça a l’air lisse »)
- ❌ Mélanger trop de types de peintures
- ❌ Oublier les coins et les angles
- ❌ Appliquer une couche trop épaisse d’un coup
- ❌ Faire ça un jour d’humidité ou dans le stress

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