Août arrive. Les valises frétillent. Mais votre maison, elle, stresse.
Vous avez pensé à la crème solaire, à l’adaptateur pour les prises, à la playlist “voiture vers la liberté” ? Bravo.
Mais pendant que vous rêvez de mojitos et de sable tiède, votre maison, elle, tremble un peu. Parce qu’elle SAIT. Elle sait que vous allez l’abandonner avec un yaourt en phase terminale dans le frigo. Elle sait que la fenêtre des WC va rester entrebâillée. Elle sait que la poubelle n’a aucune chance d’en sortir vivante.
Et si cette année, on faisait différemment ?
L’oubli n°1 : la poubelle maudite
C’est bête, hein. Et pourtant. On revient, on ouvre la porte, et bam, l’odeur. Un mélange de raton laveur mort, de fruit oublié et de science-fiction.
Ce qu’il fallait faire ?
- Vider TOUTES les poubelles. Même celle de la salle de bain. Même la micro dans la chambre d’amis.
- Laisser les couvercles ouverts, une fois vides. Pour que l’air passe.
- Jeter aussi les éponges humides, les filtres de cafetière usagés, les fonds de théière chelou.
Bref, faites comme si vous partiez pour un an.
Le piège classique : le frigo encore branché… plein
C’est un peu le cousin germain de la poubelle maudite. Le frigo qui continue à ronronner alors que tout ce qu’il garde est en train de mourir à petit feu.
Deux options :
- Vider entièrement, débrancher, laisser la porte entrouverte (avec un torchon, ou une cuillère en bois).
- Ou si vous voulez le laisser branché : gardez seulement des produits secs ou fermés hermétiquement.
Et pitié, pas de camembert. Jamais. Il devient un animal sauvage en 3 jours.
Le grand oublié : couper l’eau
Oui, couper l’eau. Simple, vital, souvent négligé.
Parce que le tuyau qui lâche en plein août, c’est le jackpot inversé.
Le bon réflexe ?
- Fermer l’arrivée d’eau générale.
- Sinon, fermer au moins celle de la machine à laver, du lave-vaisselle, du chauffe-eau.
Un petit tour de robinet = un sol qui reste sec. Et ça, c’est de l’or.
Le faux ami : laisser une fenêtre entrouverte “pour aérer”
On se dit que c’est sympa. Que l’air va circuler. Que la maison respirera mieux.
Mais non. Ce qu’il va se passer, c’est :
- Courants d’air violents qui claquent les portes et cassent des trucs.
- Insectes qui débarquent.
- Pluie qui ruisselle.
- Et parfois… des humains non invités.
Fermez-les toutes. Même celle des WC. Même celle du grenier.
Le piège esthétique : les volets fermés
C’est joli, une maison aux volets clos. Ça fait vacances.
Sauf que… pour un cambrioleur, c’est une pancarte clignotante : “Personne à l’intérieur.”
Le bon mix ?
- Laissez les volets mi-ouverts.
- Installez une lampe avec minuteur.
- Laissez une radio allumée (si elle s’éteint automatiquement).
- Faites croire que la vie continue. Même si vous êtes à Palavas-les-Flots.
La boulette numérique : oublier l’alarme (ou ne pas l’avoir testée)
Vous avez une alarme ? Génial.
Mais elle est branchée ? Elle fonctionne vraiment ? La batterie est à jour ?
Et le code, vous vous en souvenez, ou bien vous allez hurler “1234” à 3h du matin dans le salon en pyjama ?
Ce qu’il fallait faire ?
- Tester avant de partir.
- Changer les piles si besoin.
- Laisser le code à un proche, au cas où.
Et si vous n’avez pas d’alarme… une caméra connectée ou un détecteur de mouvement pas cher, c’est déjà rassurant.
Les plantes en PLS
Elles ne crient pas. Elles ne bougent pas. Mais elles agonisent lentement.
Surtout celles que vous avez payées 39€ en jardinerie en pensant qu’elles “tiennent bien la chaleur”.
Solution maison :
- Réunir toutes les plantes dans la baignoire ou l’évier avec un fond d’eau.
- Installer un système goutte-à-goutte (même un simple fil de coton dans une bouteille).
- Ou mieux : un voisin sympa. (À remercier avec une bouteille au retour. Toujours.)
La boîte aux lettres qui déborde : la honte postale
Une boîte qui déborde, c’est moche. Et suspect.
Un facteur sympa va le remarquer. Un cambrioleur aussi.
À faire :
- Demander à un voisin de la vider tous les 3-4 jours.
- Ou faire une redirection temporaire avec La Poste (oui, ça existe).
Et si vous recevez des colis ? Faites-vous livrer en point relais. C’est plus safe. Et ça évite de faire peur au livreur Amazon avec une maison zombie.
L’erreur sociale : ne prévenir personne
Vous partez. Mais personne n’est au courant.
Du coup :
- Le voisin croit à un abandon.
- L’alarme sonne et personne ne peut agir.
- EDF coupe l’électricité.
- Un colis pourrit dans le jardin.
Prévenez UNE personne de confiance.
Donnez-lui un double. Ou un code. Juste au cas où.
L’oubli qui fait rager : les clés
Vous partez. Vous fermez. Vous partez avec un seul trousseau.
Et là… il tombe entre deux planches du ponton. Ou reste à la plage.
À faire :
- Garder deux trousseaux.
- En laisser un dans un coffre sécurisé chez quelqu’un.
- Ou au minimum : cacher une clé dans un endroit discret, bien pensé.
Pas sous le paillasson. Jamais.
Et si on faisait une check-list pour les têtes en l’air ?
Avant de partir, pensez à :
- Vider poubelles et frigo
- Couper l’eau et le gaz
- Fermer toutes les fenêtres
- Simuler une présence
- Alerter un voisin
- Gérer le courrier
- Armer l’alarme
- Hydrater les plantes
- Doubler les clés
Un dernier tour dans chaque pièce. Et seulement après… on claque la porte.
Parce que les vraies vacances… commencent quand on sait que tout est sous contrôle
Imaginez : vous êtes sur la route, fenêtre ouverte, musique douce. Et là, pas de panique. Vous savez que chez vous, tout est tranquille. Tout est bien rangé, fermé, anticipé. Votre maison est en pause. Mais une pause paisible, pas angoissée.
Et ça… ça vaut tous les brumisateurs du monde.

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