Placo gondolé : le mur vous fait des vagues
Un matin, on lève les yeux… et là, surprise.
Le mur n’est plus plat. Il ondule. Discrètement d’abord, comme un petit frisson. Puis ça prend de l’ampleur. Une bosse. Deux. Une sorte de mer intérieure, version placo.
C’est quoi ce truc ?
Pourquoi le mur se prend-il pour une nappe au vent ?
Et surtout… est-ce qu’on peut faire quelque chose sans tout péter ?
(Spoiler : oui. Mais pas n’importe comment.)
Pourquoi le placo se met à gondoler ?
L’humidité, ce petit poison invisible
C’est souvent elle, la coupable. L’humidité. Elle s’infiltre comme un chat mouillé, sans prévenir, sans bruit, et un jour — paf — le placo gonfle.
Pas besoin d’inondation. Parfois, une simple fuite (derrière un WC, sous une fenêtre mal posée…) suffit à déclencher le bal des bulles.
Et avec le temps ?
Le carton du placo boit l’eau, se détend, se tord. Et une fois que c’est fait, impossible de faire marche arrière.
Des vis mal vissées (ou pas du tout)
Autre scénario : un montage à la va-vite.
Pas assez de vis, ou mal réparties. Résultat ? Le placo se décroche doucement de son ossature. Il respire dans le vide. Et là encore… ça gondole.
(Tiens, ça me rappelle ces pantalons qu’on accroche mal à leur cintre. Tout finit par pencher.)
Des joints ratés, ou mal séchés
Et si le problème venait des finitions ?
Un joint trop mouillé, trop épais, ou posé quand le placo n’avait pas encore digéré l’humidité de l’air ambiant…
Ça peut suffire à créer des tensions internes. Des cloques. Des défauts qu’on découvre une fois la peinture sèche. L’enfer.
Est-ce que c’est grave, docteur ?
Pas forcément.
Mais il faut regarder de plus près. Touchez. Tapotez.
Est-ce que le placo est juste un peu déformé, ou est-ce qu’il est mou, friable, imbibé ?
Est-ce que ça sent le moisi, ou ça craque sous les doigts ? Est-ce que ça bouge ?
Chaque cas a son remède. Mais tous exigent un diagnostic précis.
Et un brin de sang-froid (évitez de foncer tête baissée avec un cutter).
Les vraies solutions (pas des pansements)
Option 1 : c’est léger ? On répare.
Si la bosse est minime, que le placo est sec et solide, on peut poncer, enduire, reponcer, et repeindre.
Un peu comme lisser une ride d’expression. C’est du cosmétique, mais efficace.
Surtout si c’est une petite zone. Moins d’un A4, disons.
On gratte ce qui cloque.
On laisse respirer.
Puis on rebouche proprement. À l’enduit de rebouchage d’abord, puis de lissage.
Astuce de pro ?
Utiliser une règle de maçon ou un niveau laser pour vérifier que le mur redevient bien plat.
À l’œil nu, on se fait souvent avoir.
Option 2 : c’est mouillé ? On enlève.
Là, pas de miracle.
Un placo imbibé est un placo mort. Il faut ouvrir, découper, remplacer.
Mais avant ça ? Trouver l’origine de l’eau. Toujours. Sinon, ça recommencera.
C’est bête, mais combien de fois on répare… sans réparer la cause.
Une fois sec, on remet une plaque neuve (ou un morceau), on refait les joints, on lisse, on repeint.
Et hop, ni vu ni connu.
(Enfin presque. Parfois, il y a des reprises de peinture… Et ça se voit un peu. À vous de voir si vous enchaînez avec une couche intégrale ou un petit cache-misère malin.)
Option 3 : c’est large ? On refait tout.
Quand tout un pan de mur part en vague, que les plaques sont mal vissées, que ça bouge… là, on dévisse, on démonte, on reprend de zéro.
Ça fait mal au moral. Et au portefeuille.
Mais au moins, vous repartez sur une base saine.
Et si on veut éviter que ça revienne ?
Parce que bon…
Réparer une fois, ok.
Mais si ça revient tous les six mois ? L’angoisse.
Voici quelques idées qui tiennent la route (et les murs) :
- Vérifier l’étanchéité des fenêtres et toits.
- Isoler les murs si l’humidité vient de l’intérieur.
- Installer une VMC, ou au moins aérer. Tous les jours.
- Poser les plaques dans les règles de l’art (vis tous les 30 cm, avec une structure bien stable).
- Ne jamais peindre un mur humide. JAMAIS.
Petite astuce ?
Un hygromètre dans la pièce. Ça coûte 10€, et ça sauve des murs.
À LA CAVALCADE, on en parle souvent
Pourquoi ?
Parce que ces histoires de placo qui gondole, c’est la vie de chantier.
Ça sent le plâtre, la poussière fine, les murs qu’on caresse du plat de la main pour sentir s’il y a “un truc qui cloche”.
On voit tout, on touche, on écoute. C’est sensoriel.
Et on sait que réparer un mur, ce n’est pas juste boucher un trou.
C’est rétablir une ligne, une tension, une harmonie dans une pièce.
Une sorte de couture silencieuse entre l’espace et vous.
Tiens, l’autre jour, un client nous disait :
“On a réparé un placo qui gondolait dans notre chambre… et bizarrement, on a mieux dormi après.”
Comme quoi, même un mur peut jouer sur le sommeil.
Le bruit que ça fait, un mur qui craque
On en parle ?
Ce craquement sec, comme un os qui bouge un peu trop.
Ou ce grincement discret, qui vous fait lever les yeux au plafond à 3h du matin.
Un placo mal fixé, ou qui se dilate, ça s’exprime.
Parfois c’est rien. Parfois c’est le début des ennuis.
Alors écoutez. Littéralement.
Faut-il toujours faire appel à un pro ?
Pas forcément.
Mais si vous hésitez… si vous voyez des signes d’humidité, ou si le mur sonne creux à moitié, autant appeler.
Chez LA CAVALCADE, on le voit en un coup d’œil.
Et ça évite de faire des dégâts en voulant bien faire.
On ne vend pas du rêve. On vend de la réalité bien posée, sans bavure.
Et puis parfois, c’est juste esthétique
Il y a aussi des murs pas si tordus.
Juste un peu fripés, comme du papier mal tendu.
Vous savez quoi ?
Parfois, on les garde comme ça.
On peint en mat, on joue avec la lumière. Et ça donne du caractère.
Tout ne doit pas être lisse. Parfois, un défaut devient un détail.
En résumé (sans faire de résumé)
Un placo qui gondole, c’est pas la fin du monde.
Mais c’est le signe qu’il se passe quelque chose.
Un truc qu’il vaut mieux regarder en face plutôt que cacher.
Et si vous ne savez pas par où commencer, on est là.
LA CAVALCADE, c’est ce genre d’équipe qui comprend que chaque mur a une histoire, même quand elle ondule un peu.

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