comment éviter les souris dans la laine de verre

Comment éviter les souris dans la laine de verre?

​Souris dans la laine de verre : comment leur dire non (poliment ou pas)

C’est un bruit qu’on reconnaît. Un crac-crac discret. Une sorte de chuchotis dans les murs. Parfois la nuit. Parfois en plein jour. Et là, on comprend. On sait. Quelqu’un squatte l’isolation.

Et ce “quelqu’un” n’a pas signé le devis.

Pourquoi la laine de verre attire-t-elle les souris ?

Imaginez : un matelas moelleux, chaud, tranquille. Pas de lumière. Pas de bruit. Pas de dérangement. Un palace pour rongeur. Ce n’est pas qu’ils aiment particulièrement la laine de verre. Ce qu’ils aiment, c’est ce qu’elle promet : un abri sûr, invisible, protégé du froid et des chats.

Tiens, ça me fait penser aux vieilles maisons familiales… celles qui grincent un peu, sentent la cire et le silence. Dans ces maisons-là, les murs parlent. Et parfois, ils grattent.

Dans la laine de verre, les souris ne mangent pas. Elles ne la trouvent pas “bonne”. Mais elles la traversent, elles la creusent, elles la modèlent à leur image. Comme si c’était un tunnel dans un flan moelleux. Ça, c’est pour le décor.

Maintenant, comment on fait pour qu’elles dégagent ?


Fermer les portes de leur hôtel 4 étoiles

Avant tout, soyons clairs : le chantier parfait, c’est aussi un chantier hermétique. Pas besoin d’avoir une maison en ruine pour être envahi. Un interstice. Un joint mal fait. Une gaine mal bouchée. Et hop, c’est open bar pour les rongeurs.

Étape 1 : inspecter comme un douanier

On vérifie tout. Le moindre trou. La moindre fente. Les gaines électriques ? Des autoroutes pour souris. Les tuyaux ? Des tunnels climatisés. Le bas des portes ? Un boulevard nocturne.

Bref : on inspecte, on traque, on bouche.

Avec quoi ?

  • Mousse expansive (mais pas n’importe où… sinon bonjour les dégâts)
  • Ciment rapide, pour les trous plus costauds
  • Grillage inox fin, à coincer dans les recoins (oui, les dents de souris ne rigolent pas)

Et s’il faut démonter un doublage, on le fait. Oui, c’est rageant. Mais vous préférez un mur ouvert… ou une armée de squatteurs à 4 pattes ?


Les répulsifs ? Pas des gadgets (mais faut les choisir)

Y’a des trucs qui marchent. Et d’autres qui sentent juste très fort.

Les huiles essentielles ? Oui, mais pas n’importe comment

  • Menthe poivrée
  • Eucalyptus citronné
  • Laurier

Pas en diffusion, hein. En coton imbibé, planqué là où ça sent le grignotage.

Mais attention… ça ne marche que si la maison est propre. Une maison sale, avec des miettes, c’est comme mettre un parfum de lavande dans une boulangerie : ça sent bon, mais ça donne faim.

Les ultrasons ? Ça dépend

Certains jurent que ça marche. D’autres disent que les souris dansent dessus. En vrai ? Ça peut aider. Mais pas seul. Jamais seul. C’est un bonus, pas une armure.


L’odeur, le son, le confort : tout leur parle

C’est là que ça devient sensoriel. Si votre maison sent :

  • Le gras
  • L’humidité
  • Le non-fermé

C’est foutu. Il faut que ça sente le propre, le sec, le vif.

Et niveau son ? Le silence total attire. Une maison vide, inoccupée, non chauffée : c’est une invitation. Parfois, laisser une radio allumée, dans un volume bas, suffit à faire croire qu’il y a du monde. (Oui, c’est mesquin. Et alors ?)


Et si elles sont déjà là ? Opérations commando

Un jour ou l’autre, on entendra ce fameux scritch scritch scritch. Trop tard ? Non. Mais faut réagir.

Première règle : pas de panique, mais pas d’attente

Chaque jour passé, c’est un peu plus d’urine, de crottes, d’isolation souillée. Et là, ça sent plus la laine de verre, ça sent le rat mort, et c’est pas du tout la même ambiance.

On pose donc :

  • Des tapettes (oui, classiques)
  • Des boîtes avec appâts sécurisés
  • Des pièges à bascule ou à colle (selon si on veut capturer ou éradiquer)

Pas très glamour, tout ça. Mais on ne fait pas de poésie avec une infestation.


Et sur le chantier, comment on anticipe ?

Là, on entre dans le dur. Le vrai terrain de LA CAVALCADE. Là où les gestes comptent. Là où on n’attend pas que le client découvre que son mur “respire la campagne”.

Choisir une bonne pose

Une laine mal posée ? C’est comme une couette froissée : ça fait des poches. Des bulles. Des coins sombres qui attirent les squatters.

Il faut :

  • Agrafer proprement
  • Éviter les vides inutiles
  • Doubler avec un pare-vapeur bien scotché

Et si possible, ajouter une couche de frein vapeur rigide, ou mieux, un isolant complémentaire qui bouche tout ça au millimètre.

Tiens, d’ailleurs… un artisan m’avait dit : “Si une souris passe, c’est que t’as mal fini”. Bon. Un peu radical. Mais pas faux.


L’alternative naturelle : la laine qui gratte

Certaines laines (de roche, de bois, de chanvre) sont moins confortables pour les souris. Elles grattent. Elles piquent. Elles sentent fort. Parfois, c’est suffisant pour les décourager.

Et il y a même des marques qui ajoutent des agents répulsifs. Pas chimiques. Juste… désagréables. Un peu comme dormir dans des draps mouillés.


Les erreurs qui attirent les souris comme des aimants

Voici le top 5 des boulettes classiques, vues sur chantier (ou pire : sur YouTube) :

  1. Laisser les sacs de laine ouverts trop longtemps
  2. Jeter des restes de sandwich dans une cavité murale (oui, c’est arrivé)
  3. Ne pas boucher un trou après passage de gaine
  4. Entreposer des cartons à proximité (parce que les souris adorent les cartons)
  5. Revenir deux semaines plus tard… et croire que tout est intact

Spoiler : ça ne l’est jamais.

Découvrez comment faire tenir la laine de verre dans une cloison sans qu’elle ne s’affaisse.


Et LA CAVALCADE, dans tout ça ?

Ce qu’on défend ici, c’est pas juste une technique. C’est une manière de faire. Une manière de respecter le lieu, le client, et même le chantier lui-même.

Parce qu’un chantier où les murs grouillent, c’est un chantier qui crie. Et nous, on préfère quand ça chante. Quand l’isolation est belle. Propre. Solide. Vivante, oui… mais sans invités surprise.


Et maintenant ?

On peut rigoler des souris. Les appeler Mickey, les imaginer mignonnes. Mais quand elles vivent dans vos murs, la poésie s’arrête net. Il faut agir. Et surtout, anticiper.

Alors, est-ce qu’on peut éviter les souris dans la laine de verre ?

Oui. Mais il faut :

  • Du bon sens
  • Des bons réflexes
  • Des matériaux posés au cordeau
  • Et parfois… un brin de parano

Et si le doute persiste… on appelle des pros. Ceux qui savent. Ceux qui ne laissent rien passer.

🪶 Signé Rose Lama, rédactrice pour La Cavalcade. Formée à l’architecture et spécialisée dans les sujets liés à l’habitat, elle écrit depuis les chantiers, les ateliers, les maisons habitées. Chaque article naît d’un regard posé sur le réel — celui de l’Atelier Clarté, entre Paris et Houdan. En savoir plus sur Rose Lama.


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