POURQUOI UTILISER DU BA 25

Pourquoi utiliser du BA25?

Ça claque un peu, non ? BA25, c’est pas un robot de Star Wars, c’est une plaque de plâtre costaude, carrée dans ses bords, mais pas dans sa vocation. On l’imagine massive, grise, un peu brute… et pourtant, elle cache une logique bien précise. On vous embarque dans l’univers pas si lisse du plâtre épais.

Du BA25… pour quoi faire, au fond ?

On va pas tourner autour du carton. Le BA25, c’est 25 mm d’épaisseur. Pas une coquetterie, mais un choix net. Là où le BA13 fait dans la finesse (13 mm, comme son nom l’indique), le BA25 joue dans la cour des grands. Il pèse plus lourd, il résiste mieux, il en impose.

On l’utilise quand il faut du solide. Quand le mur risque de prendre des coups. Quand on veut un feu qui ne se propage pas à la vitesse d’une rumeur dans un bureau. Ou quand on veut calmer un peu le son, là, entre deux pièces mal isolées où l’on entend la cafetière du voisin tous les matins. (On compatit.)

Solide, mais pas que. Y’a du cerveau dans la masse.

La plaque BA25, c’est un peu comme un bodybuilder qui aurait fait Sciences Po. Elle encaisse, mais elle réfléchit. Elle joue sur plusieurs tableaux :

  • Résistance mécanique : coups, chocs, bousculades… rien ne la fait trembler.
  • Protection incendie : grâce à sa densité, elle ralentit la propagation des flammes (et pas qu’un peu).
  • Acoustique améliorée : un mur en BA25, c’est comme une oreille qui filtre les bruits gênants.
  • Moins de doublage : une seule plaque au lieu de deux dans certains cas. Gain de temps. Moins de vis. Moins de sueur.

Et ça, ça compte. Surtout quand on enchaîne les mètres carrés.

Dans quelles pièces on la pose ?

(Et où c’est carrément overkill ?)

Pas question de la coller partout. Ce serait comme poser du marbre dans un poulailler.

Le BA25 trouve sa place :

  • Dans les zones à fort passage (collèges, hôpitaux, bureaux).
  • Pour les cloisons techniques, dans les hôtels ou bâtiments publics.
  • Là où on veut calmer le bruit, genre home cinéma ou chambre ado (oui, oui).
  • Dans des locaux sensibles où la sécurité feu est une vraie exigence.

Mais inutile de l’utiliser pour un petit placard ou une cuisine de 6 m². Ce serait sortir l’artillerie lourde pour chasser une mouche. On a vu pire, hein… mais on préfère prévenir.

Ça pèse son poids, ce truc !

C’est pas une feuille de papier. On parle de 18 à 20 kg par m². Donc, prévoyez de bonnes chevilles, une structure costaude et… un dos en bon état. Ou un lève-plaque, ce merveilleux engin qui sauve les épaules.

Et puis ça prend de la place. Les plaques BA25 ne se glissent pas partout comme une souris sous un meuble. Il faut penser logistique : transport, stockage, manutention… Pas glamour, mais bien réel.

Est-ce que ça coûte plus cher ? Évidemment.

Mais la vraie question, c’est : est-ce que ça en vaut la peine ?
Et souvent… oui.

Parce que :

  • On gagne en performance avec une seule couche.
  • On limite les travaux de renfort.
  • On économise parfois sur les finitions (moins de bandes, moins de joints, moins d’ennuis).

Tiens, ça me fait penser à cette fois où un artisan a voulu « optimiser » en posant deux plaques BA13 au lieu d’une BA25. Résultat : plus de poids, plus de vis, plus de temps… et un budget qui a explosé. Comme quoi, l’épaisseur ne fait pas tout. C’est l’intention derrière qui compte.

Et côté finitions ? Pas de surprise, mais un peu plus de soin.

Les bords amincis sont là pour faciliter l’assemblage. Rien de révolutionnaire. Mais la masse, elle, oblige à travailler propre.
Un joint mal fait sur une BA25, ça se voit comme le nez au milieu du visage.
Et puis, la structure doit suivre. Pas question de coller ça sur une ossature de fortune. Ce serait comme monter un piano sur une table en plastique.

Bref, pourquoi choisir du BA25 ? Parce que parfois, faut du costaud. Du vrai.

Pas pour faire joli. Pas pour suivre la mode. Mais parce que le chantier le demande.
Parce que la cloison doit durer, résister, protéger, isoler… sans tricher.

Et puis, c’est un peu comme une armure médiévale. Lourde, oui. Mais diablement utile quand les flèches sifflent.

BA13, BA18, BA25… C’est pas des tailles de jeans.

BA13 : la plaque qu’on croise partout

C’est la plus connue. Celle qu’on utilise en maison, en rénovation, en neuf, en cloison, en doublage… Elle est fine, légère, polyvalente.

Son truc ?
Elle fait le job, tout simplement. Pas chère, facile à poser, elle se coupe au cutter, se fixe vite, se joint facilement. Elle convient aux plafonds, aux murs intérieurs, aux faux plafonds. Bref : c’est la petite robe noire du plâtre.

Mais…
Elle encaisse pas les chocs. Niveau acoustique, c’est moyen (sauf si on ajoute un isolant). Et côté feu, mieux vaut éviter les zones sensibles.

👉 Où on la pose ?
Dans une chambre, un salon, un couloir tranquille, un petit bureau.
👉 Épaisseur : ~12,5 mm
👉 Poids : ~9 à 10 kg/m²
👉 Prix moyen : très accessible (3 à 5 €/m²)


BA18 : un cran au-dessus (mais pas trop)

On l’oublie souvent celle-là. C’est une plaque intermédiaire, plus dense que la BA13, plus résistante, mais encore gérable à la main. Elle reste dans la même logique de pose, sans transformer le chantier en défi musculation.

Pourquoi la choisir ?
Quand on veut un peu plus de confort acoustique et de tenue mécanique, sans aller jusqu’au poids d’une BA25. Par exemple, dans un studio mal isolé ou un mur mitoyen.

👉 Où on la pose ?
Dans les pièces bruyantes, les logements collectifs, les séparations entre deux appartements.
👉 Épaisseur : ~18 mm
👉 Poids : ~14 kg/m²
👉 Prix : un peu plus que la BA13, mais pas délirant


BA25 : la plaque blindée

On entre dans le dur. 25 mm d’épaisseur, près de 20 kg/m², un vrai mur portatif.
Elle se pose quand il faut du lourd. Résistance au feu. Résistance aux coups. Résistance au bruit. Elle dit non à tout ce qui veut passer à travers.

Elle sert à quoi ?
À créer des murs robustes, qui tiennent la route dans le temps.
À isoler un bureau, protéger un local technique, ou à sécuriser un espace ouvert au public.

👉 Où on la pose ?
Bâtiments pros, hôtels, écoles, hôpitaux, home cinéma, pièces d’eau (en version hydro).
👉 Épaisseur : 25 mm
👉 Poids : 18 à 20 kg/m²
👉 Prix : plus élevé, mais compensé par une pose en mono-parement


BA10 : fine comme une galette, pratique en doublage

Elle est légère, facile à manipuler, idéale pour gagner de la place en doublage collé.
Mais on le dit tout de suite : zéro résistance, zéro isolation. C’est du cache-misère. Utile, mais pas magique.

👉 Où on la pose ?
Pour rénover un mur irrégulier ou l’habiller proprement (sans tout démonter).
👉 Épaisseur : 10 mm
👉 Poids : ~7,5 kg/m²
👉 Prix : bas, souvent en pack avec polystyrène collé


BA15 et autres : les plaques techniques (mais pas gadget)

La BA15 est plus dense que la BA13, souvent utilisée pour les plafonds résistants au feu ou des murs sollicités. Elle offre une alternative intéressante à la BA18, pour ceux qui veulent un compromis technique.

👉 Épaisseur : 15 mm
👉 Poids : ~12 kg/m²
👉 Usage : technique, plutôt réservé aux pros


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