Rentable, mais dans quel scénario ?
En France, la logique est assez simple : consommer votre solaire vaut généralement plus que revendre.
La revente du surplus rapporte peu, donc le vrai gain, c’est ce que vous évitez d’acheter au réseau.
Du coup, les maisons qui “vivent” en journée gagnent plus vite.
Télétravail, chauffe-eau piloté, pompe à chaleur, piscine, recharge voiture… là, ça devient franchement efficace.
Le nerf de la guerre : votre autoconsommation
Un foyer “classique” consomme souvent une part moyenne de sa production.
Et si on optimise (programmation des appareils, ballon d’eau chaude, petites habitudes), on peut augmenter nettement cette part.
Pourquoi ça change tout ?
Parce qu’un kWh consommé chez vous, c’est un kWh non acheté.
Alors qu’un kWh revendu… c’est payé beaucoup moins cher.
Tiens, ça fait penser aux légumes du potager.
Manger ses tomates, top. Les vendre au marché… ça dépend du prix.
Temps de retour : on parle de combien ?
Dans pas mal de cas, on voit des retours autour de 8 à 12 ans.
Mais c’est une fourchette, pas un décret gravé dans la pierre.
Ça varie selon :
- votre facture
- votre capacité à consommer le jour
- la qualité du toit (ombres, orientation)
- le coût exact de l’installation
Et la durée de vie, elle, est longue.
Combien ça coûte, en vrai ?
Pour une maison, un kit “classique” pose incluse tourne souvent dans des fourchettes du genre 6 000 à 13 000 € pour du 3 à 6 kWc.
Mais attention, deux devis “même puissance” peuvent être à des années-lumière.
Pourquoi ?
Accès au toit, état du tableau électrique, type d’onduleur, options, garanties, marge, sous-traitance… tout ça pèse.
Petit test mental : si le devis ressemble à un menu sans prix… mauvais signe.
Votre région compte, mais pas comme on croit
Oui, le Sud produit plus.
Mais la France entière produit, même sous un ciel gris.
On n’est pas sur “ça marche ou ça ne marche pas”.
On est sur “ça marche plus ou moins”.
Et le “moins” peut rester rentable si le prix est bon et l’usage bien pensé.
Quand ce n’est pas rentable
Ça arrive, et ce n’est pas rare.
Cas typiques :
- vous êtes rarement là la journée
- rien n’est pilotable (ballon, appareils, chauffage)
- toit très ombragé (arbres, immeubles, cheminées)
- devis trop cher, avec options floues
- consommation électrique très faible (peu de kWh à remplacer)
Dans ces cas-là, le solaire peut devenir un bel objet… lent à rembourser.
Un peu comme acheter un vélo de course pour aller au coin de la rue.
Les 6 questions à se poser avant de signer
1) Votre facture annuelle, c’est plutôt petite ou costaud ?
Plus vous consommez, plus il y a de marge d’économie.
2) Pouvez-vous déplacer des usages en journée ?
Lave-vaisselle, machine, chauffe-eau, chauffage… ça change tout.
3) Votre objectif : économies ou “indépendance” ?
L’autonomie totale implique souvent batterie.
Et la batterie, c’est un autre budget.
4) Votre toit a des ombres à certaines heures ?
Une ombre à 16h peut ruiner une belle courbe de production.
5) Le devis est-il limpide ?
Puissance (kWc), production estimée (kWh/an), matériel exact, garanties, raccordement, SAV.
Si c’est vague, ça sent le brouillard.
6) Le vendeur parle surtout de revente ?
Si tout le discours repose sur “vous allez revendre et gagner”, prudence.
Le meilleur scénario, c’est d’abord de consommer chez vous.
Verdict simple, sans poudre aux yeux
Les panneaux solaires sont rentables dans beaucoup de situations, surtout si vous visez l’autoconsommation avec un devis sérieux.
Ils le sont beaucoup moins si votre maison “dort” le jour, ou si le prix est gonflé.
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